Une remontée réelle, mais contenue
Dans son étude "Crédits immobiliers : une remontée contenue des taux dans un contexte plus incertain", l'Agence nationale pour l'information sur le logement (ANIL) constate qu'au 3e trimestre 2026, les taux de crédit immobilier progressent légèrement sur l'ensemble des durées. Le mouvement reste mesuré : il s'agit d'un ajustement progressif, pas d'un changement de tendance brutal.
Selon les courtiers, la hausse observée va de 5 à 15 points de base selon les établissements. Dans la seconde quinzaine de septembre 2026, les taux moyens s'établissent autour de 3,40 % sur 15 ans, 3,50 % sur 20 ans et 3,60 % sur 25 ans.
Pourquoi les taux remontent maintenant
Ce mouvement s'explique par les tensions sur les marchés obligataires : le taux de l'OAT à 10 ans, qui influence directement le coût de refinancement des banques, est passé de 3,81 % à 4,09 % en quelques semaines, dans un contexte de tensions géopolitiques et d'une inflation un peu plus dynamique. Les banques continuent malgré tout de proposer des conditions de financement relativement attractives pour soutenir la production de crédits — elles ne répercutent donc pas l'intégralité de cette hausse sur leurs grilles de taux.
Ce que ça change pour vos acheteurs
Une hausse de quelques dixièmes de point ne bouleverse pas un dossier de financement, mais elle grignote la capacité d'emprunt à mensualité égale — et donc, indirectement, ce qu'un acheteur peut mettre sur la table pour votre bien. Combinée au taux d'effort maximum de 35 % et à la durée plafonnée à 25 ans imposés par le HCSF (voir notre article dédié), chaque dixième de point compte davantage pour les dossiers déjà serrés, notamment les primo-accédants avec un apport limité.
Pas de quoi bloquer le marché, mais un signal à suivre
L'ANIL insiste sur le caractère "contenu" de ce mouvement : rien n'indique aujourd'hui un retournement franc de tendance. Mais dans un marché déjà décrit comme favorable aux acheteurs (voir notre point sur le marché du 2e trimestre), une remontée progressive des taux, si elle se poursuit d'ici la fin de l'année, pourrait renforcer encore la prudence des acquéreurs sur le prix qu'ils sont prêts à payer.
Ce qu'il faut retenir
Les taux de crédit immobilier remontent légèrement depuis la rentrée 2026 (+5 à +15 points de base selon les courtiers), sous l'effet de tensions sur les marchés obligataires. Le mouvement reste contenu selon l'ANIL, mais il réduit un peu la capacité d'emprunt de vos acheteurs — un facteur de plus à surveiller, en complément des règles HCSF, avant de fixer votre prix.
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