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DPE 2026Valeur verte

DPE : combien perd-on vraiment en vendant une passoire ?

Le DPE n'est plus un détail administratif : c'est un prix.

Chaque année, les notaires mesurent l'écart de prix entre logements bien et mal notés au DPE — la fameuse « valeur verte ». La dernière étude, publiée en janvier 2026 sur les transactions de 2024, confirme un écart qui continue de se creuser. Voici ce qu'il change concrètement pour votre stratégie de vente.

Ce que dit l'étude des notaires

Chaque année, le Conseil supérieur du notariat publie une étude sur la « valeur verte » des logements : l'écart de prix mesuré, toutes choses égales par ailleurs, entre un bien mieux noté au DPE et un bien moins bien noté. La dernière édition, publiée en janvier 2026 sur la base des transactions de 2024, confirme la tendance des années précédentes : l'écart continue de se creuser entre les biens vertueux et les passoires thermiques.

Jusqu'à 25 % d'écart pour une maison

Pour une maison individuelle, l'écart est spectaculaire : un bien classé G se vend en moyenne 25 % moins cher qu'un bien classé D à caractéristiques comparables. À l'inverse, une maison classée A se vend 17 % plus cher qu'une maison classée D. Entre les deux extrêmes de l'échelle, l'écart de prix dépasse donc 40 points sur un même type de bien.

Un écart plus resserré, mais réel, pour les appartements

Pour les appartements, la décote est moins marquée mais loin d'être négligeable : un appartement classé G se vend environ 12 % moins cher qu'un appartement classé D comparable. L'écart plus modéré s'explique en partie par le poids des parties communes et de la structure collective dans la performance énergétique globale, moins directement imputable au seul logement vendu.

Un fossé qui se creuse d'année en année

Ce n'est pas un phénomène figé : les notaires observent que l'écart entre logements bien et mal notés s'élargit d'une édition à l'autre de l'étude, à mesure que les obligations réglementaires (interdiction progressive de location des passoires, audit énergétique obligatoire) rendent la mauvaise performance énergétique plus coûteuse et plus visible pour un acheteur potentiel.

Ce que ça change pour votre stratégie de vente

Si votre bien est classé E, F ou G, la question n'est plus seulement réglementaire (audit obligatoire, restrictions de location) : elle est directement financière. Avant de fixer un prix ou de renoncer à des travaux jugés trop coûteux, il vaut la peine de chiffrer ce que rapporterait un gain d'une ou deux classes DPE — la réforme du calcul entrée en vigueur au 1er janvier 2026 a d'ailleurs déjà fait gagner une classe à environ 850 000 logements chauffés à l'électricité, sans le moindre coup de marteau (voir notre article dédié). Pour les autres, des travaux ciblés (isolation, changement de chauffage) peuvent avoir un retour sur investissement direct au moment de la vente, au-delà des aides disponibles.

Ce qu'il faut retenir

L'écart de prix lié au DPE n'est plus un argument marketing : il est mesuré chaque année par les notaires, et il continue de se creuser. Jusqu'à 25 % pour une maison entre les classes G et D, environ 12 % pour un appartement — de quoi rendre certains travaux de rénovation rentables avant de vendre, plutôt que de les reporter sur l'acheteur sous forme de négociation.

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